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L7-Filter Installation (partie 1)

avril 11th, 2008 by Corbier

J’avais fait un précédent billet sur l7-filter mais il n’est plus à jour. J’ai donc décidé d’en refaire un nouveau pour debian Etch noyau 2.6.18 avec iptables-1.3.5

L7-Filter o_O ?

C’est un module pour netfilter servant à filtrer le trafic par applicatif. L’utilisation se fait à l’aide d’expression régulière (pattern) servant de prise d’empreinte pour les protocoles.

Dans un premier temps installons les outils nécessaires à la compilation de noyau.

apt-get install build-essential fakeroot kernel-package

Puis installons les sources du noyau.

apt-get install linux-source-2.6.18

Maintenant que les sources sont téléchargé dans /usr/src il faut les extraire.

cd /usr/src & tar xvjf linux-source-2.6.18.tar.bz2

Créons un lien symbolique vers les sources.

ln -s linux-source-2.6.18 linux

Il faut maintenant télécharger l7-filter

wget http://switch.dl.sourceforge.net/sourceforge/l7-filter/netfilter-layer7-v2.17.tar.gz

tar xvzf netfilter-layer7-v2.17.tar.gz

Afin de profiter des fonctionnalités de l7filter il faut patcher le noyau.

cp netfilter-layer7-v2.17/for_older_kernels/kernel-2.6.18-2.6.19-layer7-2.9.patch linux

cd linux

Procédons au patch.

patch -p1 < kernel-2.6.18-2.6.19-layer7-2.9.patch

cd ..

Il faut ensuite préparer iptables à recevoir l7-filter. Pour ce faire téléchargeons les sources afin de les patcher.

wget http://ftp.netfilter.org/pub/iptables/snapshot/iptables-1.3.5-20061006.tar.bz2 & tar xvjf iptables-1.3.5-20061006.tar.bz2

Copions le patch

cp netfilter-layer7-v2.17/iptables-1.3-for-kernel-pre2.6.20-layer7-2.17.patch iptables-1.3.5-20061006/

cd iptables-1.3.5-20061006

patch -p1 < iptables-1.3-for-kernel-pre2.6.20-layer7-2.17.patch

Ensuite il faut installer iptables patché dans les sources du noyau.

chmod +x extensions/.layer7-test

make KERNEL_DIR=/usr/src/linux

make install KERNEL_DIR=/usr/src/linux

cd..

Enfin il nous reste à activer les modules afin de compiler le noyau.

cd linux

make menuconfig

Comme l’indique la doc, il faut activer les modules suivants :

* EXPERIMENTAL (Code maturity level options & Prompt for development and/or incomplete code/drivers)
* Netfilter (Device Drivers &Networking support & Networking Options & Network packet filtering)
* Connection tracking (Network packet filtering & IP: Netfilter Configuration & Connection tracking)
* “Connection tracking flow accounting” and “IP tables support” (on the same screen)
* And finally, “Layer 7 match support”
* Optional: Lots of other Netfilter options, ntably “FTP support” and other matches. If you don’t know what you’re doing, go ahead and enable all of them.

Il faut ensuite compiler les sources du noyau et créez les packages .deb.

make-kpkg

fakeroot make-kpkg –append-to-version=.666666 –initrd kernel_image

Et c’est parti pour une longue compilation.

Une fois ceci fait nous avons les packages dans /usr/src

linux-doc-2.6.18.181004_2.6.18.181004-10.00.Custom_all.deb

linux-image-2.6.18.181004_2.6.18.181004-10.00.Custom_i386.deb

linux-manual-2.6.18.181004_2.6.18.181004-10.00.Custom_all.deb

linux-source-2.6.18.181004_2.6.18.181004-10.00.Custom_all.deb

Installons-les.

dpkg -i *.deb

Un reboot est nécessaire. N’oubliez pas de vérifier dans votre /boot/grub/menu.lst que le noyau est disponible ;)

Une fois rebooté regardons les commandes disponibles pour l7filter

iptables -m layer7 –help

iptables v1.3.8-20071014

LAYER7 match v1.3.8-20071014 options:

–l7dir <directory> : Look for patterns here instead of /etc/l7-protocols/

(–l7dir must be specified before –l7proto if used!)

–l7proto [!] <name> : Match the protocol defined in /etc/l7-protocols/name.pat

Il est donc possible de modifier le path de recherche des patterns via –l7dir

Ainsi que spécifier un protocole via – -l7proto

Justement jetons un coup d’œil a ces fameux patterns.

Il faut les télécharger et les installer.

wget http://surfnet.dl.sourceforge.net/sourceforge/l7-filter/l7-protocols-2008-02-20.tar.gz

tar xzf l7-protocols-2008-02-20.tar.gz

cd l7-protocols-2008-02-20

make install

cd /etc/l7-protocols/protocols/

Prenons par exemple le protocole http.

Voici le pattern http qui match ce protocole.

http/(0\.9|1\.0|1\.1) [1-5][0-9][0-9] [\x09-\x0d -~]*(connection:|content-type:|content-length:|date:)|post [\x09-\x0d -~]* http/[01]\.[019]

On voit qu’en fait l7-filter match sur les entêtes http. Ce qui nous indique bien qu’il s’agisse du protocole http

Cependant selon la documentation :

  • l7-filter matching isn’t foolproof: there may be both false positives (one protocol can look like another) and false negatives (applications can do obscure things that we didn’t count on). Patterns that are known to regularly generate false positives are marked « overmatching » on the protocols page, but others may also do so occasionally.
  • Almost every type of Internet traffic has legitimate uses. For instance, P2P protocols, while widely used to violate copyright, are also an efficient way to distribute open source software and legally free music.
  • Programs can respond to being blocked by port-hopping, switching between TCP and UDP, opening a new connection for every trivial operation, using encryption, or employing other evasion tactics. Trying to block such protocols has consequences on two levels:
    1. In the case of port/protocol-hopping, you make it harder for yourself to identify protocols that already act this way.
    2. You encourage programmers to include these « features » in new programs, making it harder for everyone in the future. For example: In early 2006, Bittorrent started moving towards end-to-end encryption because many networks were either blocking it or severely restricting its bandwidth.
  • l7-filter patterns are not generally designed with blocking in mind. We consider a protocol to be well identified if the identification is useful for controlling its bandwidth. This means, for instance, that for P2P applications, we do not focus on catching connections that are not downloads.
  • Blocking with l7-filter provides no security, since any reasonably determined person can easily circumvent it.

Considérant ceci il semblerait que l7-filter soit plus utiliser dans le cadre de restriction de bande passante.

Dans un prochaine article nous verrons le traffic control sous linux avec l7filter.

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Stripe Size

mars 25th, 2008 by Corbier

Stripe Size & Stripe Width

Les RAID qui utilise le stripping améliore les performances en partageant les fichiers en petites pièces et en les distribuant aux multiples disques durs. La plupart des mises en oeuvre de stripping permettent à l’administrateur plus de deux paramètres critiques qui définissent comment les données sont splittés, et envoyé aux différents disques durs. Chacun de ces facteurs a un impact important sur les performances du RAID.

Le premier paramètre clef est le stripe width du RAID. Le stripe width se réfère au nombre de stripes parallèles qui peuvent être écrites ou lu simultanément. C’est bien sûr égal au nombre de disques dans le tableau. Donc un RAID à quatre disques aurait un stripe width de quatre.

Les performances de lecture et écriture d’un RAID strippé augmente en même temps que le stripe width augmente. La raison est que l’ajout de disques durs au RAID augmente le parallélisme RAID, donnant ainsi l’accès à plus de disques durs simultanément.

Vous aurez généralement un taux de transfert plus performant d’un RAID comprenant huit disques durs de 18GB que d’un RAID de 36GB, tout en ayant le mêmes gammes de disques durs.

Bien sûr, le coût de huit disques durs de 18GB est plus onéreux que quatre disques durs de 36GB, tout en prenant compte la puissance nécessaire au niveau des alimentations.

Le second paramètre clef est le stripe size du RAID, quelques fois on retrouve ce terme comme la taille des blocs, longueur des blocs… Ce terme fait référence à la taille des blocs écrit sur chaque disques. Les RAID autorise la taille des blocs compris entre 2KB et 512KB (voir plus), chaque blocs est multiple de deux (2KB, 4KB, 8KB, …). Les RAID de type 3, n’autorise que un stripe size de 1B, voir moins, et n’est pas modifiable par l’utilisateur.

L’impact au niveau des performances du stripe size est plus difficile a quantifier que l’effet du stripe width.

Réduction du Stripe Size: comme le stripe size est réduit, alors les fichiers sont coupés en de plus petites pièces. Cela augmentera le nombre de disques contenant le fichier, en théorie, cela augmente le temps de transferts, mais ça réduit les performances de positionnement.

Augmentation du Stripe Size : l’augmentation du stripe size du RAID, fait l’opposé de ce que nous avons vu précédemment. Il faudra moins de disques durs pour contenir le fichier, du coup les performances de transferts seront réduites. Mais si le contrôleur est optimisé pour, la condition d’avoir moins de disques durs, permet aux disques durs non nécessaires d’avoir un accès particulier ceci afin d’être utilisé pour un autre transfert, améliorant la performance du positionnement

Exemple

Voici un exemple de deux différents disques avec des stripes size différents:

1.gif2.gif

A gauche, un RAID 0 de quatre disques avec un stripe size de 4 KB; à droite le même RAID avec les mêmes données, mais qui utilise un stripe size de 64 KB. Dans ce diagramme, quatre fichiers se distinguent par quatre couleurs différentes:

  • le fichier rouge à une taille de 4 KB
  • le fichier bleu à une taille de 20 KB
  • le fichier vert à une taille de 100KB
  • le fichier magenta à une taille de 500KB

Ils sont dessiné afin d’illustrer combien d’espace ils occupent en terme relatif dans le RAID (un pixel vertical représente 1KB).

On peut constater la différence de traitement de fichier entre les deux type de RAID. Les fichiers de 4KB prennent seulement un bloc sur un seul disque dans les deux RAID, et le fichier de 500KB est répartie au travers des quatre disque dans les deux RAID. Mais quand le plus large stripe size est utilisé, le fichier bleu apparaît seulement sur un seul disque à la place de quatre, et le fichier vert est réparti sur deux disques au lieu de quatre. Ceci améliore le positionnement aléatoire de ces fichiers. Dans les deux cas, le stripe width est bien sur de quatre.

Alors quel stripe size choisir ? La meilleur solution pour trouver lequel convient le mieux, est d’essayer plusieurs valeurs: plus ça empire, moins la solution sera bonne :) En outre, ne surestimez pas les performances entre les différents taille de stripe size, elle peut être significative, en particulier si vous prenez les opposés du spectre comme par exemple 4KB et 256KB, mais la différence n’est pas souvent aussi large entre deux valeurs.

Et si vous devez avoir un principe de base, je dirais ceci : les environnements transactionnels où vous avez un grand nombre de lecture et d’écriture sont probablement plus aisés avec une grande tailles de stripe size; les applications où de plus petits nombres de grand fichiers doivent être lus rapidement préféreront probablement de plus petit stripe size. Évidemment, si vous devez équilibrer ces conditions, choisissez quelque chose au milieu.

Sources

http://www.storagereview.com/guide2000/ref/hdd/perf/raid/concepts/perfStripe.html

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LVM fonctionnement & mise en place

mars 20th, 2008 by Corbier

Introduction à LVM

LVM, dont l’acronyme anglo-saxon signifie Logical Volume Manager, est un gestionnaire de

volumes logiques qui apportent une vision abstraite du stockage de votre machine. La partition

physique devient un composant élémentaire et ne va plus directement supporter le système de

fichiers. Entre ces deux couches de bas et de haut niveau (successivement, la partition et le système

de fichiers), vont s’intercaler une première couche regroupant les partitions physiques (appelée

« volume groupe ») et une deuxième couche dans laquelle nous allons créer les systèmes de fichiers

(appelés « volumes logiques ») mais qui seront dynamiquement retaillables (indifféremment en

réduction ou en extension).

1.png

Figure 1 : Découpage des données sous LVM

L’intérêt principal de cette approche est à la fois de pouvoir étendre facilement un volume groupe en

ajoutant des partitions physiques (par exemple, un nouveau disque dur) et de changer la taille à

chaud des volumes logiques sachant que ces derniers ne possèdent pas un emplacement précis sur

un volume groupe et ne sont représentés que par leur nom et leur taille. Voici un exemple de ce que pourrait donner un système tournant sur LVM.

2.png

Figure 2 : Couches d’abstractions du modèle LVM

Le nommage des volumes groupes et logiques est libre même si la convention habituelle est de préfixer un volume groupe par « vg_ » et un volume logique par « lv_ ».

Tout l’espace disponible dans un volume groupe peut ne pas être utilisé dans les volumes logiques.

Cela permet de garder en réserve de l’espace disque pour l’ajouter aux volumes logiques qui en

auront besoin.

Un peu d’histoire

LVM (dont les principes ont été développés par l’Open Software Foundation) est notamment un

ticket d’entrée incontournable dans le monde de l’entreprise actuel. Il faut bien comprendre que les

gros Unix propriétaires possèdent tous leurs propres gestionnaires de volumes : Aix, Solaris, HP-

UX, Tru64, … (l’implémentation actuelle LVM de Linux, qui en est à sa version 1.0.7, est très

proche de celle de HP-UX). Linux n’est donc pas un précurseur en la matière mais disposer d’un

LVM est un enjeu primordial pour les décideurs informatiques souhaitant traiter des volumes de

données conséquents.

LVM 1.0.x (développé principalement par la société Sistina) est directement implémenté au niveau

du noyau Linux depuis sa version 2.4 (avec possibilité d’implémentation à partir du 2.2.17) ; la

version 2.6 qui devrait arriver fin 2003 va intégrer la version 2.0 de LVM. Cette dernière version

repose sur une nouvelle couche du noyau, le « device mapper », qui rationalise l’implémentation de

drivers supportant des devices virtuels en mode blocs comme par exemple le Raid logiciel. On peut

donc s’attendre à de meilleures performances et une plus grande fiabilité.

Pour la petite histoire, il s’en est fallu de peu que le LVM Linux ne soit supplanté par un équivalent

développé par IBM, appelé du doux acronyme de EVMS, et qui avait pour ambition de modifier la

vision que l’on pouvait avoir du stockage de données sous Linux en fédérant l’essentiel des couches

dans un même outil : partition, LVM, Raid logiciel, etc. (concept qui avait tout pour séduire). Les

développeurs du noyau Linux ont finalement tranché en faveur du LVM2 de la startup Sistina plutôt

que de choisir l’outil novateur (peut être un peu trop) du géant IBM : cela est la preuve, s’il en est

besoin, de l’approche démocratique et mature du développement du noyau Linux.

Autant être honnête, les fonctionnalités du driver EVMS restent très alléchantes à l’heure qu’il est ;

la preuve en est que le projet continue d’être développé comme vous pourrez le constater sur le site

officiel chez IBM. Peut être entendrons-nous un jour reparler de cet outil sous une forme différente ?

Cas d’utilisation de LVM

Après avoir lu le début de cet article, vous avez peut être la désagréable impression qu’utiliser un

gestionnaire de volumes est exclusivement réservé aux sociétés qui manipulent de grosses quantités

de données. Cette impression est fausse car LVM peut être aussi très utile sur la machine d’un

particulier, en fait sur n’importe quelle configuration.

Vous êtes un particulier et vous possédez une machine disposant d’un disque dur de 40 Go : vous

échangez régulièrement beaucoup de fichiers avec vos amis et cela entraîne une saturation du

répertoire /home ? Vous installez régulièrement de nouveau logiciels et votre /usr ne peut plus tenir

la cadence ? Une utilisation intensive de la machine cause la génération de fichiers de log qui

remplissent la partition supportant /var ? Avec LVM, il vous sera possible de préparer votre

machine avec des tailles de partitions adaptées en prévision de leur occupation théorique et, en cas

de nécessité, il vous sera possible d’adapter au fur et à mesure des besoins la taille des partitions à

leur utilisation réelle.

Vous êtes un ingénieur système et le volume de données à traiter de votre société est en continuelle

augmentation ? Avec LVM, il vous suffira de rajouter un nouveau disque dur (en SCSI, cela peut

même être fait à chaud) et de l’ajouter dans un de vos volumes groupes. L’espace nouvellement

affecté pourra être utilisé par les systèmes de fichiers les plus demandeurs en quelques commandes.

C’est même souvent utilisé pour isoler les applications critiques en créant un volume groupe par

application : vous gardez le contrôle de l’occupation disque et vous sécurisez votre système en cas

de débordement d’une application dont la volumétrie a été sous évaluée.

Le LVM Linux n’intègre pas directement le support du Raid1 (mode miroir ou les données sont

dupliquées sur au moins 2 disques pour supporter la perte d’un disque). Il faut pour cela utiliser une

carte raid hardware ou plus simplement le driver Linux MD (Linux Multiple Device) : LVM utilise

autant des partitions physiques que des partitions créées par Raid logiciel. Par contre, le support du

mode striping (les données sont écrites par morcellement sur plusieurs disques dur pour améliorer

les performances) est natif. Dans une utilisation professionnelle, l’utilisation d’une carte raid est tout

de même fortement conseillée vu son faible coût.

La plupart des distributions Linux récentes dispose du support LVM. La configuration du volume

manager est accessible aussi à l’installation de votre machine, au moins sur les distributions

RedHat, SuSE et Mandrake (l’installation se fait en mode graphique). Cela est aussi possible par

défaut sur la distribution Debian à partir de la version etch.

Cluster LVM

Le Clustered Logical Volume Manager (CLVM) est un ensemble d’extensions de cluster de LVM. Ces extensions permettent à un cluster de machine de gérer un stockage partagé (par exemple un SAN) tout en utilisant LVM.

Le daemon clmvd est l’outil qui permet le fonctionnement de LVM en cluster. Le deamon clvmd tourne sur chaque machine constituant le cluster et distribue les mises à jours des metadatas LVM au sein du cluster , présentant chaque machine fesant parti du cluster avec la même vue du volume logique.

3.png

Figure 3, Vue d’une architecture CLVM dans un Cluster Red Hat.

Les volumes logiques créer avec CLVM sur un stockage partagé sont visibles à toutes les machines qui ont accès à ce stockage partagé.

CLVM permet a un utilisateur de configurer des volumes logiques sur un stockage partagé en verrouillant l’accès au stockage physique pendant que le volume logique est en train d’être configuré.

Volumes Logiques LVM

Dans LVM, un volume group est divisé en volumes logiques. Il a trois type de volumes : volume linéaire, volume strippé, et volume mirroré.

Volumes Linéaires

Un volume linéaire agrège plusieurs volume physique en un seul volume logique. Par exemple, si Vous avez deux disque de 60 GB, vous pouvez créer un disque logique de 120 GB. Les volumes physiques sont donc concaténés.

4.png

Figure 4: Exemple d’un volume linéaire

Volumes Strippé

Quand vous écrivez des données sur un volume logique, le système réparti les donnés dans l’ensemble des disques physiques. On peut contrôler l’écriture sur les volumes physiques en créant un volume logique strippé. Pour les E/S importantes, cela peut améliorer les performances. Le stripping augmente les performances en écrivant les données dans un nombre prédéterminé de disques physiques en mode série. Avec le stripping, les E/S peuvent être fait en parallèles. Dans certaines situations, cela peut entraîner une performance linéaire pour chaque disque physique installé.

5.png

Figure 5: cas d’un volume strippé

Il est possible de spécifier sur quel partie du disque vous voulez utiliser. En effet si c’est un accès fréquent que l’on cible, alors on choisira le début du disque. En revanche, pour un accès moins fréquent comme des sauvegardes, alors la fin du disque semble être toute désignée pour accueillir ce genre de données.

Volume Mirroré

Un miroir maintient un copie identiques des données contenu sur différent périphériques. Quand une donnée est écrite sur un des périphériques, elle est automatiquement écrite sur le deuxième. Cela protège des pannes matérielles. Quand une des deux parties du mirroir cède, le volume devient alors linéaire, et reste accessible.

LVM supporte les volumes mirroré. Quand vous créez un volume mirroré, LVM s’assure que les données écrites sur un des volume physique soit bien répliqué sur un volume physique distinct. Avec LVM, on peut créer un volume logique avec plusieurs miroirs.

Un miroir LVM divise les données copier en régions qui généralement de taille 512KB. LVM maintient un petit log qui trace quel région est synchroniser avec quel miroir(s). Celui-ci peut être garder sur le disque et sera donc persistent aux redémarrage, ou bien il pourra être garder dans la RAM.

6.png

Figure 6: cas d’un volume mirroré avec log sur disque.

Snapshot des volumes

Les capacités des snapshots permettent la création d’images virtuelles d’un disque à un moment précis sans avoir à faire un interruption de service.

Quand un changement est fait sur le disque d’origine après qu’un snapshot soit pris, la fonctionnalité de celui-ci fait une copie de la nouvelle zone de données telle qu’elle était avant le changement de manière à pouvoir reconstituer l’état du périphérique.

Les snapshots LVM ne fonctionne pas à travers les cluster de LVM.

Parce que les snapshots copie seulement les zones de données qui on été changé après que le snapshot est été pris, la fonctionnalité requière un minimum d’espace disque. Par exemple, avec de rare mise à jour, 3 à 5% de la capacité d’origine est suffisante pour maintenir le snapshot.

Les copies des snapshots sont des copies virtuelles, et pas un système de backup pour le système. Les snapshots ne remplacement pas une procédure de backup.

Si un snapshot est saturé en terme de capacité, le snapshot est lâché. Cela pour être sur d’avoir assez d’espace pour le système de fichier. Il faut régulièrement surveiller la teille du snapshot. Les snapshots sont redimensionables, donc si vous avez la capacité de stockage, vous pouvez agrandir la taille du snapshot afin de prévenir la saturation de ceux-ci. A l’inverse si vos trouvez que la taille alloué au snapshot est trop importante, vous pouvez réduire la taille du volume afin de libérer de la place pour les autres volumes logiques.

Quand vous créez un volume de snapshot, le plein accès en lecture et en écriture à l’original reste possible. Si un morceau du snapshot est changé, celui-ci est marqué et ne sera jamais copié depuis le volume original.

Il y a plusieurs utilisation de la fonctionnalité de snapshot:

  • Fréquemment, un snapshot est pris quand vous avez besoin d’un backup d’un volume logique sans arrêter le système.

  • On peut exécuter la commande fdsk sur un snapshot pour vérifier l’intégrité et déterminer si le volume original a besoin d’une réparation.

  • Parce que les snapshots lise/écrive, vous pouvez tester des applications en production en prenant un snapshot et en recommençant les test, tout en laissant les vrais données intactes.

  • Vous pouvez utiliser la fonction de snapshot avec Xen afin de modifier une machine virtuelle, et de la restaurer en cas de besoin.

Pratique

Création d’une infrastructure LVM au sein d’un cluster

La création de ce type de volume dans un environnement de cluster est identique à la création d’un volume unique. Il n’y a pas de différences dans les commandes LVM, ou de l’interface d’administration disponible dans les distributions de Red Hat.

Pour la mise en place d’une infrastructure LVM en cluster, l’infrastructure du cluster doit être fonctionnel.

Installation d’une Debian GNU/Linux sur du raid1 soft avec md + lvm

Installation d’une Debian GNU/Linux sur du raid1 soft avec md + lvm

  • mdadm
  • lvm (pvcreate, vgcreate, lvcreate)

Installation d’une debian avec raid1 software et lvm

Installation d’une distribution debian sur le premier des deux disques

Tout d’abord installer de manière traditionnelle la distribution Debian GNU/Linux sur l’un des deux disques.

Préparation du deuxième disque en mode md + lvm

Création d’une partition root (hdc1)

256Mo me parait une valeur amplement suffisante :

debian:/boot# fdisk /dev/hdc The number of cylinders for this disk is set to 79656. There is nothing wrong with that, but this is larger than 1024, and could in certain setups cause problems with: 1) software that runs at boot time (e.g., old versions of LILO) 2) booting and partitioning software from other OSs (e.g., DOS FDISK, OS/2 FDISK) Command (m for help): n Command action e extended p primary partition (1-4) p Partition number (1-4): 1 First cylinder (1-79656, default 1): Using default value 1 Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (1-79656, default 79656): +128M Command (m for help): w The partition table has been altered! Calling ioctl() to re-read partition table. Syncing disks. debian:/boot#

Création de la partition qui intégrera notre groupe raid (hdc2)

Attention s’assurer que vous pourrez créer une partition sur notre disque 1 faisant exactement la même taille. Ensuite créer cette partition de manière traditionnel avec fdisk par exemple.

debian:/boot# fdisk /dev/hdc

The number of cylinders for this disk is set to 79656.
There is nothing wrong with that, but this is larger than 1024,
and could in certain setups cause problems with:
1) software that runs at boot time (e.g., old versions of LILO)
2) booting and partitioning software from other OSs
(e.g., DOS FDISK, OS/2 FDISK)

Command (m for help): p

Disk /dev/hdc: 41.1 GB, 41110142976 bytes
16 heads, 63 sectors/track, 79656 cylinders
Units = cylinders of 1008 * 512 = 516096 bytes

Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/hdc1 1 249 125464+ 83 Linux

Command (m for help): n
Command action
e extended
p primary partition (1-4)
p
Partition number (1-4): 2
First cylinder (250-79656, default 250):
Using default value 250
Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (250-79656, default 79656):
Using default value 79656

Command (m for help): w
The partition table has been altered!

Calling ioctl() to re-read partition table.
Syncing disks.
debian:/boot#

Mise en place du groupe raid à l’aide de mdadm

Nous allons commencer par créer un group raid dégradé avec seulement un disque.

debian:/boot# mdadm –create /dev/md1 –level 1 –raid-devices=2 /dev/hdc2 missing mdadm: array /dev/md1 started. debian:/boot# cat /proc/mdstat Personalities : [raid1] md1 : active raid1 hdc2[0] 40021056 blocks [2/1] [U_] md0 : active raid1 hda1[0] hdf1[1] 156288256 blocks [2/2] [UU] unused devices: <none> debian:/boot#

Mise en place des volumes logiques sur notre disque md1

-> Installer lvm

debian:~# apt-get install lvm2

-> Créer le volume physique LVM

debian:~# pvcreate /dev/md1 Physical volume « /dev/md1″ successfully created

-> Créer le volume groupe LVM vg01 et y affecter le disque /dev/md1

debian:~# vgcreate -A n vg01 /dev/md1 Volume group « vg01″ successfully created

-> Créer les volumes logiques LVM

debian:/boot# lvcreate -A n -L 200M -n backup vg01 Logical volume « backup » created debian:/boot# lvcreate -A n -L 5G -n usr vg01 Logical volume « usr » created debian:/boot# lvcreate -A n -L 3G -n var vg01 Logical volume « var » created debian:/boot# lvcreate -A n -L 10G -n home vg01 Logical volume « home » created debian:/boot# lvcreate -A n -L 19G -n goinfre vg01 Logical volume « goinfre » created debian:/boot#

-> Informations à propos de vg01 et des volumes logiques

debian:~# vgdisplay -v vg00

Copie des données depuis hde vers les différents volumes logiques

Rebooter avec une knoppix ou autre live cd

# mkfs.ext3 /dev/md1 # mount /dev/md1 /mnt/new_root # cd /mnt/new_root # tar -C / -clspf – . | tar -xlspvf -

Faire la même chose pour :

  • usr (/dev/vg01/usr)
  • var (/dev/vg01/var)

Création du disque hde2 et insertion dans le groupe raid

-> Création de la partition qui doit être exactement de la même dimension que la première

debian:/mnt# sfdisk -d /dev/hdc | sfdisk /dev/hde debian:/mnt#

-> Ajout de la nouvelle partition à l’intérieur du group raid

debian:/mnt# mdadm -a /dev/md1 /dev/hde2 mdadm: hot added /dev/hde2 debian:/mnt#

-> La phase de reconstruction démarre

debian:/mnt# cat /proc/mdstat Personalities : [raid1] md0 : active raid1 hdf1[2] hda1[0] 156288256 blocks [2/1] [U_] [>....................] recovery = 0.4% (759040/156288256) finish=44.3min speed=58387K/sec unused devices: <none> debian:/mnt#

-> La phase de reconstruction se termine

debian:/mnt# cat /proc/mdstat Personalities : [raid1] md0 : active raid1 hdf1[1] hda1[0] 156288256 blocks [2/2] [UU] unused devices: <none> debian:/mnt#

mdadm.conf

Ce fichier permet de définir les différents groupes raid à activer.

Ci-dessous les différents scripts qui permettent d’activer les daemons mdadm et activer le raid :

  • /etc/init.d/mdadm : start the RAID monitor daemon
  • /etc/init.d/mdadm-raid : start any arrays from mdadm.conf

debian:~# cat /etc/mdadm/mdadm.conf DEVICE /dev/hda1 /dev/hdf1 ARRAY /dev/md0 devices=/dev/hda1,/dev/hdf1 debian:~#

debian:~# mdadm –detail –scan >> /etc/mdadm/mdadm.conf
debian:~#
debian:~# cat /etc/mdadm/mdadm.conf
DEVICE /dev/hda1 /dev/hdc1
ARRAY /dev/md0 devices=/dev/hda1,/dev/hdc1
DEVICE /dev/hde* /dev/hdf*
ARRAY /dev/md1 devices=/dev/hde1,/dev/hdf1
ARRAY /dev/md2 devices=/dev/hde2,/dev/hdf2
ARRAY /dev/md3 devices=/dev/hde3,/dev/hdf3
ARRAY /dev/md4 devices=/dev/hde4,/dev/hdf4
debian:~#

Vous pouvez aussi déclarer vos disques avec le nom DEVICE et taper cette commande

Sources :

LVM Administrator’s Guide – RED HAT

LVM ou comment changer d’idée sur le stockage de données sous Linux – Lionel Tricon

Annexes

Commandes Admins

lvmdiskscan Cette commande donne un aperçu de tous les périphériques utilisables parLVM sur votre machine : liste les disques durs IDE et SCSI, les partitionsen Raid logiciel, les devices en loopback (loop device) et les devices bloc réseau (network block device)

pvscan Lecture et affichage de tous les volumes physiques disponibles sur le système : utile pour localiser l’espace non utilisé

vgscan Lecture et affichage de tous les volumes groupes présents sur le système

lvscan Lecture et affichage de tous les volumes logiques présents sur le système

pvcreate Initialisation d’une partition (ou périphérique compatible) pour pouvoir l’utiliser en volume physique : mise en place d’un descripteur de volumegroupe en début de partition

Les partitions doivent être de type 0x8e, à changer avec l’utilitaire « fdisk »

vgcreate Création d’un volume groupe à partir de 1 ou plusieurs volumes physiques. Le VG sera accessible sous /dev/[VG] et peut être créé dans un mode linéaire (par défaut) ou un mode striping . Le volume est automatique activé

lvcreate Création d’un volume logique dans un volume groupe. Le LV sera

accessible sous /dev/[VG]/[LV]

vgextend Ajout d’un volume physique dans un volume groupe

vgreduce Suppression d’un volume physique dans un volume groupe

lvextend Extension de la taille d’un volume logique

lvreduce Réduction de la taille d’un volume logique

pvdisplay Affiche des informations liées à un volume physique

vgdisplay Affiche des informations liées à un volume groupe

lvdisplay Affiche des informations liées à un volume logique

lvremove Supprime un volume logique

lvrename Renomme un volume logique

vgremove Supprime un volume groupe : vous devez vérifier qu’il n’y a pas de volume logique présent dans ce VG avant de le supprimer (le VG doit aussi être désactivé)

pvmove Déplace les données d’un volume physique dans un autre volume physique

appartenant au même volume groupe. Est souvent utilisé pour pouvoir enlever un disque du gestionnaire de volume sans arrêt de service

vgchange Active ou désactive un volume groupe
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CentOs et SElinux

mars 16th, 2008 by Corbier

Selon Wikipedia,

Security-Enhanced Linux, abrégé SELinux, est un LSM (Linux security module), qui permet de définir une politique d’accès MAC (mandatory access control) aux éléments d’un système basé sur Linux. Initié par la NSA sur la base de travaux menés avec SCC et l’université d’Utah aux USA (prototypes DTMach, DTOS, projet FLASK), son architecture dissocie l’application de la politique d’accès et sa définition. Il permet notamment de classer les applications d’un système, en différents groupes, avec des niveaux d’accès plus fins. Il permet aussi d’attribuer un niveau de confidentialité pour l’accès à des objets systèmes, comme des descripteurs de fichier, selon un modèle de sécurité multi-niveaux MLS (Multi level Security). SELinux utilise le modèle Bell LaPadula avec Type enforcement de SCC pour l’intégrité. Il s’agit d’un logiciel libre, certaines parties étant sous licences GNU GPL ou BSD.

Sous un système Linux classique le contrôle d’accès est dit de type DAC Discretionary Access Control Ce type de controle d’accès vérifie simplement le propriétaire, le groupe, et les autres (les autres désignent tout ce qui ne fait pas partie du propriétaire et du groupe) en se basant sur le GID et l’UID.

Cependant, les limites de ce système de permission est facile à définir. Imaginons que nous avons un compte sur une système type Linux. Un compte utilisateur avec tout les permissions qui l’en découle. Lorsque ce compte user exécute un processus, le processus hérite des droits du compte user mais aussi de tous ses privilèges.

Transposons ce modèle dans un autre contexte. Je travaille avec un collègue sur un projet professionnelle, et il hérite donc de mes privilèges et droit dans l’environnement professionnel mais il hérite également du droit de rentrer chez moi, dormir dans mon lit etc … Inacceptable non ?

Il est donc impensable de donnez tout les droits en se basant uniquement sur l’UID et le GID. Il faut intégrer une notion fondamentale dans la gestion de sa sécurité : le contexte.

Voici un exemple de droit classique linux.

[root@CentOs www]# ls -l
total 48
drwxr-xr-x 2 root root 4096 jan 16 02:36 cgi-bin
drwxr-xr-x 3 root root 4096 mar 12 22:38 error
drwxr-xr-x 3 root root 4096 mar 16 12:19 html
drwxr-xr-x 3 root root 4096 mar 12 22:38 icons
drwxr-xr-x 14 root root 4096 mar 12 22:42 manual
drwxr-xr-x 2 webalizer root 4096 mar 14 04:02 usage

Et voici les droits SELinux

drwxr-xr-x root root system_u:object_r:httpd_sys_script_exec_t cgi-bin
drwxr-xr-x root root system_u:object_r:httpd_sys_content_t error
drwxr-xr-x root root system_u:object_r:httpd_sys_content_t html
drwxr-xr-x root root system_u:object_r:httpd_sys_content_t icons
drwxr-xr-x root root system_u:object_r:httpd_sys_content_t manual
drwxr-xr-x webalizer root system_u:object_r:httpd_sys_content_t usage

Ce qui m’intéresse c’est httpd_sys_content_t. C’est a dire que le répertoire html est accessible par l’utilisateur apache uniquement lors du contexte d’utilisation du deamon httpd.

Un utilisateur usurpant ou détournant l’identité d’apache n’aura pas accès au répertoire html car il sortira du contexte d’utilisation du deamon httpd. Fabuleux non ?

Pour le reste, je vous laisse avec l’utilisation de la commande chcon pour modifier les contextes et les permissions de SELinux.

Donc.

man chcon

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Compression des VM avec 7zip

mars 5th, 2008 by Corbier

Salut a tous,

Quand on travaille avec des machines virtuelles, il y a un problème qui se présente rapidement. La taille de vos disques dur !!!

Pour cela, il faut compresser vos images disques.

7Zip est là pour vous aider.

Selon Wikipedia :

C’est un logiciel libre distribué sous licence LGPL, le code AES est sous licence BSD et le code unRAR est sous licence mixte (LGPL + des restrictions unRAR). Il est en compétition avec WinZip et WinRAR, qui sont des équivalents propriétaires de type partagiciel (ou shareware).

Le programme fonctionne en ligne de commande ou avec une interface graphique traduite dans 69 langues dont le français.

Il prend en charge les formats de fichier suivants :

Cependant le taux de compression est assez impressionnant.

Pour une image de 790 Mo on arrive à un fichier compressé de 119 Mo. Je pense que le ratio peut être intéressant d’un point de vue d’archivage des VM ou afin de backup.

Il est évident que l’on arrive à un tel ratio du fait du type de fichier à compressè. Sur un divx le gain est quasi nulle.

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